Au cours des derniers mois, depuis que j’ai
mis ce blogue en pause, j’ai traversé toute une crise de transformation, dans
le détail de laquelle je n’entrerai pas. Il me suffira de dire que j’ai frappé
un mur, ce qui m’était annoncé quelques semaines auparavant par un rêve où j’étais
emporté par une inondation et précipité sur un mur de briques. Je craignais de
me briser les os mais non, je parvenais finalement à sortir de l’eau. Voilà, ce
n’est qu’un passage et il y en aura d’autres car la vie est ainsi faite que ce
n’est qu’à la mort que nous ne changerons plus. Cela fait partie de
l’apprentissage des passeurs que de passer par des passages, c’est-à-dire de se
faire passant…
Une question m’a particulièrement préoccupée ces derniers temps, dont j’avais l’intuition qu’elle serait une clé pour ma résurrection intérieure :
Pour qui, et pour quoi, est-ce que j’écris ?
Très vite, une réponse s’est imposée à mon esprit que je laissais errer autour de cette interrogation. C’est une réponse qui m’a profondément dérangé et que j’ai discuté pendant plusieurs semaines.
J’écris pour le petit nombre.
Cependant, je déteste toute forme d’élitisme. Les gens qui se proclament être l’élite sont toujours, dans mon sentiment, des trous-du-cul[1] qui sont incapables de voir la richesse de ce qui les entoure. Ils nous méprisent du haut de leur supériorité qui masque mal le grand vide dans lequel ils ont peur de tomber. Marcher sur terre, en bas, avec nous, c’est bien trop difficile pour nos élites. La plupart de ces êtres supérieurs se qualifient à des degrés divers pour le diagnostic imparable qui réduit leur superbe à du narcissisme. Ils n’ont pas encore compris que pour laisser briller le soleil en eux, soleil qui ne leur appartient pas, il faudrait qu’ils se fassent tout petits, qu’ils s’effacent…
Il en va de même avec l’aristocratie. Jung disait que la nature est aristocratique, et sur ce point, je ne saurai le suivre. On lui fait dire ce qu’on veut, à la nature. De mon point de vue, la nature est bien trop généreuse pour être aristocratique. Elle est communiste, la nature, au sens premier du communisme : de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. Il n’est qu’à observer le merveilleux équilibre naturel des espèces pour constater qu’aucune n’a une position supérieure, que la mouche contribue à la Grande Vie au même titre que la baleine, l’éléphant et le loup. La seule espèce qui se croit supérieure sur cette planète est celle qui, à force d’exploiter et de souiller sa propre biosphère, est en train de la détruire – s’il y avait un asile d’aliénés pour les espèces animales, il faudrait y interner l’humanité d’urgence !
J’ajouterai que, non contente d’être communiste, la nature est anarchiste. Même les plus haut dirigeants et les esprits les plus brillant ont besoin de déféquer, et cela ne sent pas bon. Les excréments du pape valent la même chose que ceux du clochard du coin. Sur l’essentiel, la nature met tout le monde d’accord, sur un pied d’égalité. Ainsi, pour qui ou quoi que nous nous prenions, la mort viendra nous apporter un démenti cinglant : tu es un(e) passant(e), mon ami(e). Tu ne fais que passer…
Cette idée qui voudrait que la nature soit aristocratique est une projection de l’illusion séparative qui voudrait que certains soient plus près de Dieu que d’autres. Alors, on nous parle de grands hommes, et beaucoup plus rarement de grandes femmes. Mais à ce compte-là, les joueurs de basket qui dépassent les 2 mètres sont plus près du Paradis que moi avec mon petit mètre 72. C’est la logique de l’échelle qu’on retrouve dans le mythe de Jacob se battant avec l’Ange : dans cette métaphore à l’origine de la lubie inflationniste du peuple élu, il y a cette image d’une échelle reliant la terre aux cieux, en haut de laquelle se tient l’Être Suprême. Cette construction mythique sous-tend toutes les hiérarchies spirituelles dans lesquelles on voit prêtres et papes se mettre entre nous et le soleil pour nous en revendre la lumière.
Mais comme le fait remarquer Matthew Fox, il y a une alternative à la logique de l’échelle et c’est celle du cercle, qu’il attribue en passant à Sarah, l’épouse d’Abraham, à laquelle la petite histoire biblique écrite par des hommes n’a guère prêté attention une fois qu’elle a enfanté. Car si la logique de l'échelle est essentiellement masculine, sans vouloir tomber dans une vision genrée, la logique du cercle est volontiers féminine. Il y a là une leçon peut-être vitale pour notre temps : et si les éléments de solution à nos problèmes collectifs nous attendaient là où l’on ne regarde jamais, où le faisceau de lumière des projecteurs ne se porte pas ? Les réponses à nos questions pourraient bien être dans l’invisible, dans l’inaperçu, chez celles et ceux qui discret(e)s ne font pas de bruit, ne montent pas sur la scène du monde, mais vivent simplement leur vie en harmonie avec la nature. Par exemple les plantes et les animaux, les peuples dits « primitifs », les hommes et les femmes qui triment en silence, les enfants qui jouent avec insouciance…
On peut en effet aller plus loin dans la métaphore en soulignant que tout ce qui nous éloigne de la terre, comme par exemple une échelle se perdant au-dessus des nuages, va dans le sens de la mort tandis que le cercle s’inscrit dans la vie. Mais c’est le Tao-të-King qui explique le mieux le problème avec les échelles :
« Que vous grimpiez à l'échelle ou que vous en descendiez
votre position est instable.
Quand
vous vous tenez sur le sol avec vos deux pieds sur terre,
vous êtes toujours en équilibre. »[2]
vous êtes toujours en équilibre. »[2]
Quelle foutaise que cette idée qui voudrait que certains soient plus près de Dieu que d’autres ! Cela met la Divine très loin dans le ciel, très loin au-dessus de nos têtes. Mais la Divinité est partout ! Et particulièrement en bas. Mettre Dieu dans le ciel est une vue partielle, unilatérale, qui fait fi de la Divine sous nos pieds. Nous sommes entourés par le Mystère créateur : il est tout autour de nous et en nous. C’est ce qu’illustre merveilleusement un chant navajo :
« La Beauté est devant moi.
La Beauté est derrière moi.
La Beauté au-dessus de moi.
La Beauté est sous mes pas.
La Beauté tout autour de moi.
La Beauté à l’intérieur de moi. »
Ce n’est pas à nous de nous « élever » pour Le/La rejoindre. Nous avons à nous ouvrir pour que, Se penchant d’en-haut sur nous et nous soulevant dans le même temps par en-dessous, Il/Elle puisse nous atteindre, nous toucher, nous féconder…
Cette idée qui veut que la nature soit aristocratique va aussi avec la litote qui voudrait que la vie soit une course ou un combat, et bien sûr, que le meilleur gagne. Regardons dans quel état ces idées un peu démentes sont en train de mettre notre planète ! À ce jeu-là, qui exclue les faibles, on rejoint rapidement les nazis qui voulaient éliminer tous les handicapés pour purifier leur race. Mais on sait aujourd’hui que la répulsion envers les déficients physiques ou mentaux est un signe de psychopathie, et en particulier d’incapacité à s’aimer assez pour accepter ses propres faiblesses, ses déficiences et handicaps. Si nous voulons apporter une réponse valable à l’horreur archétypique qu’a représenté Auschwitz, il nous faut prendre soin avec amour de nos handicapés en leur rendant grâce de nous tirer de notre indifférence…
À l’appui de ces idées tellement répandues qui voudraient que la vie soit une compétition, on propose souvent la métaphore des spermatozoïdes qui seraient des millions à se lancer à chaque éjaculation dans la grande course à l’ovule, pour un seul à éventuellement décrocher le jackpot. Mais on sait aujourd’hui que cela ne se passe pas du tout comme cela : c’est l’ovule qui choisit ! Zut, voilà encore que la logique de la compétition en prend pour son grade et que le Féminin affirme sa prééminence. Quand il est question ici de féminin et de masculin, il n’est pas question de femmes et d’hommes mais de qualités énergétiques, de yin et de yang, et en particulier de réceptivité et d’activité. Il reste que nous n’avons pas de meilleure symbolisation pour l’instant de ces qualités énergétiques que ces termes sexualisés. Et le sort misérable souvent réservé aux femmes sur notre planète me semble justifier une compensation symbolique réaffirmant la prééminence naturelle du féminin.
Il parait en effet de plus en plus clairement que l’Univers est intrinsèquement féminin, comme une grande matrice, un utérus cosmique dans lequel se forme la conscience. Il semble, comme le disait Carlos Castaneda, que les hommes comme je le suis moi-même ne sont, dans notre masculinité, qu’un détail qui permet la perpétuation de la vie – « une colle entre les femmes ». Cela peut être assez agréable pour qui sait jouir des bonnes choses de la vie que de se prêter à ce rôle sans se donner trop d’importance. Le fœtus commence par être féminin, et puis il se spécifie éventuellement en masculin. Les bourdons n’ont dans la ruche qu’un rôle et un temps très limités, marqués par une intensité dans laquelle la masculinité se complait souvent. En disant tout cela, je ne veux en rien diminuer tout ce qui fait la valeur du masculin, au contraire.
Je suis très heureux d’être un homme, et plus fondamentalement, je me considère simplement comme un être humain, avec du masculin et du féminin en moi; ma tâche existentielle est de les unir, de leur permettre de faire l’amour en moi et d’enfanter ce qui dépasse la dualité. Pour cela, il faut que tout ce qui en moi est volonté et force se mette au service de ce qui en moi est féminin, par exemple ma sensibilité et mon intuition. Comme un chevalier servant, il faut que le guerrier en moi s’agenouille devant sa dame et qu’il accepte de descendre de son piédestal, d’aller en bas, en dessous. C’est ce que met en lumière l’hexagramme 11du Yi-King, la Paix :
Il y a paix parce que le ciel (masculin)
pénètre la terre (féminin) en allant en-dessous. À l’inverse, quand le ciel est
en haut et la terre en bas, nous avons l’hexagramme le plus défavorable du
Yi-King (12 Stagnation) car les énergies créatrices s’éloignent l’une de l’autre,
le Créateur montant toujours plus haut tandis que le Réceptif descend toujours
plus bas. Cela représente bien la situation archétypique dans laquelle nous
sommes collectivement après quelques millénaires de patriarcat.
Mais si l’Univers est une matrice, alors on peut emmener un peu plus loin la métaphore des spermatozoïdes. La nature est constante dans ses processus, qu’elle répète avec des effets d’échelle, c’est-à-dire qu’elle reproduit à tous les niveaux de son action. On peut donc penser que nous, les êtres humains et plus largement les êtres doués de conscience dans l’Univers, nous sommes lancés dans la grande course à l’ovule cosmique. Et qu’arrive-t-il quand l’un(e) d’entre nous arrive au but ? Il apparait un nouvel être, ni masculin, ni féminin, réunissant ces deux au-delà de la dualité. Et ce nouvel être sort de la matrice. C’est la naissance d’un Bouddha, c’est-à-dire en fait la naissance de la Conscience, qui n’est ni masculine ni féminine, à Elle-même, à sa « nature-de-Bouddha ». Mais on le sait, l’Éveil n’est pas l’effet d’un effort. Il faut un effort, un immense effort, mais c’est une grâce. L’Univers, Dieu, choisit. Et quand l’un(e) d’entre nous s’éveille, c’est tout l’Univers qui frémit de joie…
Mais alors, quel est ce petit nombre pour qui j’écris ?
Ma foi, si vous êtes parvenu(e) sans impatience à ce point dans ce texte qui commence à être un peu long, vous en faites certainement partie. Alors, d’une certaine façon qui vaut bien mieux que les amitiés Facebook, je crois que nous pouvons dire que nous sommes ami(e)s. Merci, merci. C’est parce que vous êtes présent(e)s dans ce monde que j’écris. Pour vous rencontrer. Pour que nous puissions nous donner la main…
Je n’écris pas pour la masse. Je n’ai rien à vendre et surtout pas un produit manufacturé qui pourrait plaire à tout le monde. Une amie très chère me disait, au début de l’aventure vécue avec ce blogue, que mes articles étaient bien trop longs et touffus, qu’ils réclamaient tout un ensemble de connaissances préalables pour pouvoir les apprécier – « Fais des articles de 500 mots, pas plus, et tu vas intéresser beaucoup de gens », me disait-elle. J’écoute toujours ce qu’on me dit et puis je n’en fais qu’à ma tête, ou plutôt selon mon cœur, après avoir entendu ce que cela répond en dedans. J’ai donc dit à mon amie qu’il y a suffisamment de blogues et de sites avec des articles de 500 mots pour que je n’en ajoute pas. Moi je suis là pour celles et ceux qui sont fatigués des articles de 500 mots et du « payez plus cher pour avoir la version longue », et qui veulent approfondir les sujets que j’aborde. Ils sont certainement moins nombreux que celles et ceux qui se contentent du hors-d’œuvre mais ce n’est pas mon problème.
J’aurais pu ajouter que cela ne prend pas tant des connaissances préalables pour tirer parti de ce que j’écris, mais cela réclame des questions préalables. Des questions vivantes et brûlantes qui se rencontrent avec mes propres questions, que j’expose ici sans prétendre leur apporter de réponse définitive. Je n’écris pas pour celles et ceux qui cherchent des réponses toutes faites, la réponse de machin ou celle de truc, mais qui cherchent, comme je le fais moi-même, leurs propres réponses. J’écris pour le petit nombre qui non seulement se pose des questions mais les vit[3], et qui sont prêt(e)s à aller jusqu’au bout pour trouver les réponses dont ils sont enceint(e)s. Non pas donc ma réponse ou la réponse de Jung. Je n’ai pas de réponse définitive à proposer et même si j’en avais une, il vous faudrait la redécouvrir par vous-même. C’est la différence entre la vérité intérieure et la vérité extérieure. On peut prouver cette dernière par l’expérience scientifique mais il faut éprouver la première par l’expérience intérieure et personnelle, à chaque fois unique et cependant universelle.
Je suis là où je suis, écrivant et parlant, cependant pour porter témoignage que ce chemin vaut la peine d’être marché. Je ne sais pas ce que vous y trouverez. Je suis d’accord avec Walt Whitman qui écrivait :
« Je l'avoue, camarade, je t'ai encouragé sur le chemin et t'y encourage toujours, sans savoir le moins du monde si nous allons gagner ou serons, finalement, totalement vaincus et défaits.»
Il me faut l’avouer, sous la torture du fait terrifiant qui veut que parler des choses spirituelles tient à notre époque de l’obscénité : j’écris pour Elle, pour favoriser Son avènement dans les cœurs. Jung, à la fin de sa vie, envisageait l’avenir lointain qui commence à être notre présent comme étant le temps[4] du retour du Féminin Divin. Il voyait se profiler au loin de grandes catastrophes mais aussi une merveilleuse transformation de l’image de Dieu préfigurant l’accomplissement encore incompréhensible d’un hierogamos, d’un Mariage sacré. Je n’ai pas d’autre ambition que de me mettre au service de cette Grande Vie, qui inclue d’ailleurs la mort dans son alchimie créatrice, et qui va reprendre de gré ou de force ses droits sur cette terre. J’en reparlerai…
On peut déjà voir les signes avant-coureurs de la grande transformation spirituelle dans le renouvellement populaire du mythe chrétien qui place désormais Marie-Madeleine aux côtés du Christ comme étant sa compagne, c’est-à-dire la Fille humaine incarnant l’archétype de l’Amoureuse de la Vérité vivante. Plus avant, on peut envisager toute la portée de ce mouvement en observant ce qui se passe aujourd’hui dans la relation entre le féminin et le masculin, en particulier chez les jeunes qui sont en train de définir un nouveau genre dépassant l’opposition traditionnelle. Je lancerai en l’air cette idée provocante que je développerai un autre jour : et si Jésus était un transsexuel actuellement en plein processus de transformation ?
Je ne suis pas là pour enseigner ou pour prêcher. Mon écriture s’inscrit dans une perspective poétique plus que psychologique ou spirituelle – ces deux dernières positions revendiquant une forme de vérité. Mais notre monde est déjà malade de trop de vérités qui se battent entre elles. Pour ma part, je prends le parti de la Beauté et de l’Amour, et j’emmerde la vérité quand elle n’est pas enracinée dans le cœur…
La seule chose que je peux faire, c’est de partager les fleurs et les pierres précieuses que j’ai ramassées sur mon propre chemin, en espérant que cela vous encourage à marcher le vôtre. Il vient un moment décisif où il faut cesser d’espérer trouver une réponse à l’extérieur, dans ce que dit autrui; alors, on peut continuer à lire et écouter ce que les autres ont à dire mais on sait que l’on ne fait que nourrir une vérité intérieure qui grandit petit à petit, comme un enfant qui apprend d’abord à marcher sur des jambes flageolantes, puis à parler, à chanter, à danser.
« On voit à la démarche de chacun s'il a trouvé sa route. L'homme qui approche du but ne marche plus, il danse... » (Nietzsche).
Vous vous demandez peut-être ce que tout cela peut avoir à voir avec les rêves ? Tout, et rien. Notre vérité intérieure s’exprime, entre autres voies, dans nos rêves. La Déesse est nature, et c’est cette Nature naturante qui réclame son droit en nous, non seulement dans nos rêves et nos symptômes, mais aussi dans les défis collectifs et spirituels que nous nous préparons à affronter. Enfin, je m’intéresse tout particulièrement au Grand Rêve qui cherche à s’incarner à notre époque, dont Jung avait l’intuition et qui est désormais partagé par toutes celles et tous ceux qui veulent croire que nous vivons des temps de Renaissance. Car il ne suffit pas d’avoir une vision, il faut encore la vivre. Une vision non vécue est vaine, mais une vision vécue jusqu’au bout, qui peut donc savoir jusqu’où elle ira ?
Vous l’aurez compris si vous êtes arrivé(e) jusqu’ici : j’écris pour moi, finalement. J’écris pour me vider la tête et le cœur comme on vide une tasse de thé trop remplie, pour pouvoir la remplir à nouveau avec du thé chaud. J'écris pour mieux entendre, en m'en rapprochant, la petite voix qui murmure en dedans : c'est ma prière quotidienne ou presque. Ce petit nombre, c’est donc toujours l’unique que nous sommes, que je suis et que vous êtes – cet unique dont Plotin envisageait l’envolée, « de l’unique vers l’Unique ». Dans le fond, vous le savez, nous ne sommes pas séparé(e)s. Nous sommes Un(e). J’écris pour toi, donc, mon frère ou ma sœur, pour te rencontrer, que nous nous reconnaissions, que nous nous embrassions avec amitié et qu’ensemble, nous formions une chaine tout autour du monde, une guirlande de lumière pour éclairer la nuit dans laquelle, tou(te)s ensemble, nous nous précipitons.
Paix et Amour !
[1] Excusez le langage. Je fais par-là référence à cette petite
histoire qui veut que les organes aient eu un débat démocratique pour
déterminer qui est leur chef. Le cerveau et le cœur avaient de bons arguments
mais c’est l’anus qui l’a emporté en menaçant de bloquer tout le système en se
bouchant. Il en va de même avec nos élites qui se croient indispensables…
[2] Tao-Te-Ching, a new english version by Stephen Mitchell (ma traduction).
Vous trouverez le texte complet ici: http://jubilarium.blogspot.fr/2015/02/echelle-instable.html
[3] Rainer Maria Rilke, dans ses Lettres
à un jeune poète, fournit une indication précieuse sur la façon de vivre
nos questions : http://jubilarium.blogspot.fr/2015/03/aimez-vos-questions.html
[4] Christine Hardy, La prédiction
de Jung : la métamorphose de la Terre. Éditions Dervy, 2012.






